Interview de Charles Lankar, médecin généraliste sur le tournoi depuis 1996.
BLOG : Exercez-vous seulement sur cet évènement ?
Charles L. : Non, je me rends également sur le tournoi de l’Open de Nice avec la même équipe.
BLOG : Suivez-vous les joueurs régulièrement ?
Charles L. : Je m’occupe de tous les joueurs de passage dans la région, et quand ils ont besoin de moi, ils m’appellent.
BLOG : Quels types de blessures sont les plus fréquentes ?
Charles L. : Les blessures les plus fréquentes sont le coude, le poignet et surtout les épaules.
Contrairement à la terre battue, la surface à jouer des terrains du Palais des Sports est agressive. En effet, le freinage s’effectue sans glissade et les genoux souffrent (tendinites rotuliennes)
BLOG : Quelle est la blessure la plus impressionnante que vous ayez vue ?
Charles L. : Les blessures les plus impressionnantes sont souvent les ruptures musculaires. La déchirure du muscle du moyen fessier, au cours d’un Open précédent, m’a particulièrement marquée.
BLOG : La récupération pour une blessure la plus rapide que vous ayez connue ?
Charles L. : C’était Ancic qui avait un ongle incarné infecté mais il s’en est remis d’une manière hallucinante. Il est d’ailleurs allé jusqu’en finale mais il a perdu.
BLOG : Considérez vous avoir un rôle « extra médical » ?
De conseil et d’écoute auprès des joueurs ?
Charles L. : C’est le seul endroit protégé, le contact est étroit et intime. Nous avons une relation de soignant et soigné, avec une confidentialité évidente.
BLOG : Décrivez nous une séance type d’avant match.
Charles L. : Une séance de strech / massage chauffant / séance de strap / protection des zones sensibles : voute plantaire / doigts
BLOG : En cas de blessure d’un joueur, qui prend la décision de ne pas jouer le match ?
Charles L. : C’est un accord théorique entre le docteur et le joueur. On ne peut pas forcer un joueur à disputer un match. On peut seulement le conseiller du risque s’il continue son match.
BLOG : Avez-vous une relation privilégiée avec un des joueurs ?
Charles L. : Les relations sont en général plus « intimes » et privilégiées avec les joueurs francophones, mais cette année nous avons sympathisé avec Cilic et Tursunov qui ont passé beaucoup de temps au centre médical.




